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Samedi 4 août 2007

TROIS RESPIRATIONS

 




Il existe un printemps inouï éparpillé parmi les saisons et jusque sous les aisselles de la mort. Devenons sa chaleur : nous porterons ses yeux.

La parole soulève plus de terre que le fossoyeur ne le peut.

Nous ne serons jamais assez attentifs aux attitudes, à la cruauté, aux convulsions, aux inventions, aux blessures, à la beauté, aux jeux de cet enfant vivant près de nous avec ses trois mains, et qui se nomme le présent.


René Char
Fureur et mystère, 1962
Par René CHAR - Publié dans : au fil des poètes (citations)
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