Est-il un seul instant que l’on puisse immobiliser ?
Il y a du vent partout, dans les rues et les couloirs, sous et sur les ponts, dans les esprits des guerriers et des gouvernants. Il y a du vent. Un grand vide de rêves, aucune imagination à partir de toi, à partir de moi.
Des numéros alignés par dizaines de lignes pour désigner chacun de nous, des numéros avalés par les ventres énormes des ordinateurs, digérés par des milliers de câblages aux coloris monotones…
Même ta voix grésille au téléphone, dépossédée de l’essentiel d’elle-même, travestie, étriquée.
Rien ne remplace la présence.
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